Hier encore, je marchais au hasard sur la terre, et des milliers de chemins fuyaient sous mes pas, car ils appartenaient à d'autres... Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un, et Dieu sait où il mène: mais c'est mon chemin.
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Si je méprise un homme, un seul, même un bourreau, je n'en respecterai plus aucun.
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À lire aussi de Jean-Paul Sartre
Supposez qu'on meure et qu'on découvre que les morts sont des vivants qui jouent à être morts!
Quand on veut comprendre une chose, on se place en face d'elle, tout seul, sans secours; tout le passé du monde ne pourrait servir de rien. Et puis elle disparaît et ce qu'on a compris disparaît avec elle.
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
A la vacance de mon âme succéda la mobilisation totale et permanente : je devins une dictature militaire.
Dans la même œuvre
Ceux qu'on aime, on ne les juge pas.
Je déteste les victimes quand elles respectent leurs bourreaux.
Il y a bien des façons de séquestrer un homme. La meilleure est de s'arranger pour qu'il se séquestre lui-même.
Il y a des mariages qui sont des enterrements.
Il y a deux façons de détruire un peuple: on le condamne en bloc ou bien on le force à renier les chefs qu'il s'est donnés. La seconde est la pire.