Œuvre
Quand souffle le vent du nord (2010)
Ecrire, c'est comme embrasser, mais sans les lèvres. Ecrire, c'est embrasser avec l'esprit.
Nous faisons route vers le désenchantement. Nous ne pouvons pas vivre ce que nous écrivons.
La proximité ne s'obtient pas en abolissant la distance, mais en la surmontant.
«Idylle familiale» est un oxymore, une association de mots qui se contredisent : on a soit la famille, soit l'idylle.
Pour être drôle, il faut au moins se trouver à soi-même un peu d'esprit.
Il ne faut pas penser à la perte. Y penser, c'est déjà perdre.
De plus, il est un peu plus facile de se plaire à soi-même quand on plait aux autres.
Il faut que vous me sortiez de la tête. Vous ne pouvez pas être ma première et ma dernière pensée de la journée pour le restant de mes jours. C'est malsain.
Pour moi vous écrire et vous lire est un temps mort dans ma vie familiale. Oui, c'est une petite île isolée de mon univers quotidien, une petite île sur laquelle j'aime beaucoup m'attarder seule avec vous, j'espère que cela ne vous dérange pas.
Si quelqu'un cherche une aventure, c'est que sa vie en est dépourvue. Je me trompe ?
Alors vous saurez ce qui vous a manqué pendant tout ce temps. La proximité ne s'obtient pas en abolissant la distance, mais en la surmontant. Ce n'est pas le manque de perfection qui est captivant, mais sa recherche continuelle et toujours recommencée.
Elle s'appelait Marlene. Il y a trois mois, j'aurai écrit : elle s'appelle Marlene. A présent, elle s'appelait. Après cinq années de présent sans futur, j'ai enfin trouvé l'imparfait.
Aprés coup ont vit souvent des choses qui n'étaient pas possible d'avance, en géneral, ce ne sont pas les plus mauvaises éxperiences.
Dans mon rêve, je n'ai vu ni votre visage, ni vos seins, ni aucune autre partie de votre corps. J'ai tout ressenti.