Œuvre

Poèmes

Chaque - Oiseau - A la couleur - De son cri.
Le poids ne se sent fort que dans la balance.
Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
L'arbre est né pour se rompre et non pour se plier.
... Tel, un poète où Dieu s'engage - Et reste pris.
Tu n'as pas désespéré, - Comment saurais-tu sourire?
Vous me demandez quel est le suprême bonheur ici-bas? C'est d'écouter la chanson d'une petite fille qui s'éloigne après vous avoir demandé son chemin.
Au profond de la montagne, - Ecartant et foulant les feuilles d'érable - Le cerf brame; - Et à l'entendre ainsi, - Ah! que l'automne m'est lourdement triste!
Quand viendra le soir - Porte ouverte - Je l'attendrai celui - Qui, dans mes rêves, - A promis de venir.
Que ne puis-je monter sur un dragon céleste - Pour respirer l'essence du soleil et de la lune - Afin d'être immortel!
Si tu ne parles pas, je remplirai mon coeur de ton silence et je le subirai. - Tranquille, je t'attendrai comme la nuit en sa vigile étoilée, la tête courbée et en patience.
Alors, tes paroles s'envolent en chansons, de tous les nids de mes oiseaux, et tes mélodies s'épanouiront en fleurs dans tous les bosquets de ma forêt.
Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques.
Les hommes qui ne savent pas jouer me font peur.
A force de lire et de lire, le monde est mort, - Et nul n'est devenu savant!
Là-haut, les marches vieilles et caves touchent ce ciel songeur qui est le front de toutes choses.
Divers de traits de costume de coutumes de langue; mais au fond des yeux la même mélopée de souffrances à l'ombre des longs cils fiévreux.
Elle eut un doux rire brutal - Qui s'égrenait en claires trilles, - Un joli rire de cristal.
La tête quadrillée les mains fendues et toute - En quête de la mort sur les tambours exultants de tes gestes.
Ma force s'érige dans l'abandon, mon honneur dans la soumission.