Auteur

Léon-Paul Fargue

La pensée, oui, dans une belle chair.
Byron, coiffeur d'orages...
Chateaubriand, pédicure pour reines barrées, tueur de rats musqués dans sa chambre.
Dans nos livres, il y a trop d'appelés et trop d'élus.
En art, il faut croire avant d'y aller voir.
En art, il faut que la mathématique se mette aux ordres des fantômes.
Il faut que chaque mot qui tombe soit le fruit bien mûr de la succulence intérieure, la goutte qui glisse du bec de la bécasse à point.
Il n'y a pas de simplicité véritable. Il n'y a que des simplifications.
J'appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l'amour, pour sa sécurité.
L'art ne sera que là où vous saurez percevoir, et faire apercevoir, la solidarité haineuse qui lie l'être et le vivre.
L'artiste contient l'intellectuel. La réciproque est rarement vraie.
L'intelligence est un capitaine qui est toujours en retard d'une bataille. Et qui discute après la bataille.
La mode est une fille à qui sa mère veut survivre.
La qualité, c'est de la quantité assimilée.
Lamartine, fantôme de redingote aux pellicules d'étoiles.
Le bon écrivain est celui qui enterre un mot chaque jour.
Le génie est une question de muqueuses. L'art est une question de virgules.
Les grands raseurs travaillent dans l'in-folio.
Ne fais donc jamais de citations classiques: tu exhumes ta grand-mère en présence de ta maîtresse.
Paix sur la terre aux hommes de bonne incohérence!
Sache souffrir. Mais ne dis rien qui puisse troubler la souffrance des autres.
Toute idée est une belle occasion de se taire. Elle est perdue...
Un pas en divin, deux pas en humain ...
Tu te crois libre parce que tu pars, et tu emportes tes pantoufles.
Le métier de croque-mort n'a aucun avenir. Les clients ne sont pas fidèles.

Œuvres de Léon-Paul Fargue

ChroniquesDes dits cassésEtc... (1949)L'actualité, dans Le Figaro, 16 janvier 1935.Lanterne magique (1944)Le Piéton de Paris (1939)Le piéton de ParisPoèmesSous la lampe (1929)Sous la lampe (1929), Suite familière