Auteur

Léon-Paul Fargue

Les huîtres, je les adore: on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche.
Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
J'adore les huitres: on a l'impression d'embrasser la mer sur la bouche.
L'art est à la vie ce que le sperme est au sang.
C'était l'heure où le chagrin s'ouvre quelque part, comme un pétunia, pour l'insomnie.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
Le «Boeuf sur le Toit», sorte d'académie du snobisme qui donne en outre la clef d'une foule de liaisons, et de contrats et de mouvements.
Vous faites le ménage de l'univers avec les ustensiles du raisonnement. Bon. Vous arrivez à une saleté bien rangée.
Des airs d'acordéon, minces comme des fumées de cigarettes, s'échappent des portes ...
L'actualité, c'est un certain fumet. C'est un coup de vaporisateur dont le parfum survit au geste, au flacon, à la main.
L'humour est à l'amour tel que l'âme à l'humeur - Ombre sur l'abat-jour voilée par l'allumeur - Et jour à contre-jour violée par l'amuseur.
Là-haut, les marches vieilles et caves touchent ce ciel songeur qui est le front de toutes choses.
C'est un endroit à potins d'hommes, car les hommes sont aussi concierges que les femmes.
Goncourt disait de Renan qu'il ne voyait pas les choses et qu'il n'aurait pas été fichu de dire de quelle couleur était le papier de sa chambre.
Gare de la douleur j'ai fait toutes les routes. - Je ne peux plus aller, je ne peux plus partir.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.

Œuvres de Léon-Paul Fargue

ChroniquesDes dits cassésEtc... (1949)L'actualité, dans Le Figaro, 16 janvier 1935.Lanterne magique (1944)Le Piéton de Paris (1939)Le piéton de ParisPoèmesSous la lampe (1929)Sous la lampe (1929), Suite familière