Œuvre
Le Chariot d'or (1900)
Le long des prés déserts où le sentier dévale - La pénétrante odeur des foins coupés s'exhale.
Blotti comme un oiseau frileux au fond du nid, - Les yeux sur ton profil, je songe à l'infini...
Je t'aime ingénument. Je t'aime pour te voir. - Ta voix me sonne au coeur comme un chant dans le soir.
Mon enfance captive a vécu dans des pierres, - Dans la ville où sans fin, vomissant le charbon, - L'usine en feu dévore un peuple moribond. - Et pour voir des jardins je fermais les paupières...