Œuvre

L'Ethique (1677), Livre IV

Toutes les actions auxquelles nous sommes déterminés par un affect passif, la raison peut nous y déterminer indépendamment de cet affect.
L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.
La vertu de l'homme libre se révèle également grande à éviter les dangers qu'à les surmonter.
Que l'homme, par la nécessité de sa nature, s'efforce de ne pas exister, ou de changer de forme, cela est aussi impossible que si quelque chose naissait de rien.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.
La haine ne peut jamais être bonne.
Le bien suprême du mental est la connaissance de Dieu; et la vertu suprême du mental est de connaître Dieu.
La force, en vertu de laquelle l'homme persévère dans l'existence, est limitée, et est infiniment surpassée par la puissance des causes extérieures.
Dans la mesure où une chose convient à notre nature, elle est nécessairement bonne.
Le Repos intime est en réalité le Suprême bien que nous puissions espérer.
Le comble de l'Orgueil, ou de l'Abjection, est le comble de l'ignorance de soi-même.
L'homme libre, qui vit parmi les ignorants, s'applique autant qu'il le peut à éviter leurs bienfaits.