L'âme humaine ne peut pas être absolument détruite avec le corps, mais il en demeure quelque chose qui est éternel.
❧
La force, en vertu de laquelle l'homme persévère dans l'existence, est limitée, et est infiniment surpassée par la puissance des causes extérieures.
◆
À lire aussi de Baruch Spinoza
L'homme juste et libre est celui qui connaît la vraie raison des lois.
Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre
Pour porter dans cet ordre de recherches la même liberté d'esprit dont on use en mathématiques, je me suis soigneusement abstenu de tourner en dérision les actions humaines, de les prendre en pitié ou en haine ; je n'ai voulu que les comprendre.
Le sage, - considéré comme tel, - dont l'âme s'émeut à peine, mais qui, par une certaine nécessité éternelle, est conscient de lui-même, de Dieu et des choses, ne cesse jamais d'être, mais possède toujours la vraie satisfaction de l'âme.
Dans la même œuvre
Toutes les actions auxquelles nous sommes déterminés par un affect passif, la raison peut nous y déterminer indépendamment de cet affect.
L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.
La vertu de l'homme libre se révèle également grande à éviter les dangers qu'à les surmonter.
Que l'homme, par la nécessité de sa nature, s'efforce de ne pas exister, ou de changer de forme, cela est aussi impossible que si quelque chose naissait de rien.
Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.