Œuvre
L'Ecriture ou la Vie (1994)
La vie n'est pas parfaite on le sait, elle peut-être un chemin de perfection.
Le repos physique est secondaire, tout compte fait. La chose que je voudrais plus que tout, c'est le repos spirituel.
Une beauté évidente ne suscite pas la pensée, mais le bonheur: une sorte de béatitude.
C'est l'horreur de mon regard que révèle le leur, horrifié. Si leurs yeux sont un miroir, enfin, je dois avoir un regard fou, dévasté.
Une sorte de tristesse physique m'a envahi. J'ai sombré dans cette tristesse de mon corps. Ce désarroi charnel, qui me rendait inhabitable à moi-même.
La vie était encore vivable. Il suffisait d'oublier, de le décider avec détermination, brutalement.
Elle n'avait nulle autre raison de s'intéresser à moi que moi-même : c'est ça qui était bouleversant.
Je n'avais pas vraiment survécu. Je n'étais pas sûr d'être un vrai survivant. J'avais traversé la mort, elle avait été une expérience de ma vie.