Elle n'avait nulle autre raison de s'intéresser à moi que moi-même : c'est ça qui était bouleversant.

À lire aussi de Jorge Semprún

Tout a une fin dans la vie, même les raisons de vivre. Mais pourquoi ne vivrait-on pas sans raisons ? Je veux dire, sans autre raison que celle de vivre, précisément, avec toutes ses conséquences.
A quoi bon écrire des livres si on n'invente pas la vérité? Ou, encore mieux, la vraisemblance?
S'il y a une morale, ici, ce n'est pas celle de la pitié, de la compassion, moins que jamais une morale individuelle. C'est celle de la solidarité. Une solidarité de la résistance, bien sûr : une morale de résistance collective.
Peut-être Dieu est-il épuisé, exsangue, peut-être n'a-t-il plus de forces. Son silence serait le signe de sa faiblesse, non de son absence, de son manque à exister.
Le contraire d'une connerie, ce n'est jamais qu'une autre connerie.
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Dans la même œuvre

La vie n'est pas parfaite on le sait, elle peut-être un chemin de perfection.
Le repos physique est secondaire, tout compte fait. La chose que je voudrais plus que tout, c'est le repos spirituel.
Une beauté évidente ne suscite pas la pensée, mais le bonheur: une sorte de béatitude.
C'est l'horreur de mon regard que révèle le leur, horrifié. Si leurs yeux sont un miroir, enfin, je dois avoir un regard fou, dévasté.
Une sorte de tristesse physique m'a envahi. J'ai sombré dans cette tristesse de mon corps. Ce désarroi charnel, qui me rendait inhabitable à moi-même.