Peut-être Dieu est-il épuisé, exsangue, peut-être n'a-t-il plus de forces. Son silence serait le signe de sa faiblesse, non de son absence, de son manque à exister.

À lire aussi de Jorge Semprún

Je suis emprisonné parce que je suis un homme libre, parce que je me suis vu dans la nécessité d'exercer ma liberté, que j'ai assumé cette liberté.
C'est l'horreur de mon regard que révèle le leur, horrifié. Si leurs yeux sont un miroir, enfin, je dois avoir un regard fou, dévasté.
La vie n'est pas parfaite on le sait, elle peut-être un chemin de perfection.
Le repos physique est secondaire, tout compte fait. La chose que je voudrais plus que tout, c'est le repos spirituel.
Le désintérêt, le désamour de soi, d'une certaine idée de soi-même, était le premier pas sur le chemin de l'abandon.
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Dans la même œuvre

Le désintérêt, le désamour de soi, d'une certaine idée de soi-même, était le premier pas sur le chemin de l'abandon.
A quoi bon écrire des livres si on n'invente pas la vérité? Ou, encore mieux, la vraisemblance?
Une année à Buchenwald m'avait appris concrètement ce que Kant enseigne, que le Mal n'est pas l'inhumain, mais, bien au contraire, une expression radicale de l'humaine liberté.
S'il y a une morale, ici, ce n'est pas celle de la pitié, de la compassion, moins que jamais une morale individuelle. C'est celle de la solidarité. Une solidarité de la résistance, bien sûr : une morale de résistance collective.