Tout a une fin dans la vie, même les raisons de vivre. Mais pourquoi ne vivrait-on pas sans raisons ? Je veux dire, sans autre raison que celle de vivre, précisément, avec toutes ses conséquences.
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Je suis emprisonné parce que je suis un homme libre, parce que je me suis vu dans la nécessité d'exercer ma liberté, que j'ai assumé cette liberté.
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Peut-être Dieu est-il épuisé, exsangue, peut-être n'a-t-il plus de forces. Son silence serait le signe de sa faiblesse, non de son absence, de son manque à exister.
Et sans doute l'être du résistant torturé devient-il un être-pour-la-mort mais c'est aussi un être ouvert au monde, projeté vers les autres : un être-avec, dont la mort individuelle, éventuelle, probable, nourrit la vie.
A quoi bon écrire des livres si on n'invente pas la vérité? Ou, encore mieux, la vraisemblance?
Le contraire d'une connerie, ce n'est jamais qu'une autre connerie.
Dans la même œuvre
Les livres, la musique, c'est différent. Pour enrichissants qu'ils soient, ils ne sont jamais que des moyens d'accéder aux êtres.
Le contraire d'une connerie, ce n'est jamais qu'une autre connerie.
Un homme devrait pouvoir être un homme même s'il n'est pas capable de résister à la torture.
Le bonheur, c'est toujours le présent, au moment même.
Mais ce qui pèse le plus dans ta vie, ce sont certains êtres que tu as connus. Les livres, la musique, c'est différent. Pour enrichissants qu'ils soient, ils ne sont jamais que des moyens d'accéder aux êtres.