Œuvre

Je me suis beaucoup promené (1995)

Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l'entendre chanter.
Bien que le voyage soit devenu un sport sans douleur, c'est encore aux livres que nous demandons de confronter une sensibilité à la nôtre et d'être nos compagnons sur les itinéraires suivis par d'illustres aînés.
Les amours avec la mère patrie ne sont pas toujours paisibles. Il y entre aisément de la passion ou de la haine, du mépris ou de la perfidie. Rarement de l'indifférence.
De l'amitié je dirai que les Portugais ont une idée si noble que tout ce que l'on connait après eux semble relever du galvaudage des sentiments.
Il y a aussi en tout voyageur un homme traqué, découvrant soudain sa solitude, son impuissance à entrer dans la comédie ou la tragédie qui se jouent autour de lui.