Disons seulement qu'il fut, aux environs de 1930 un écrivain à la mode, très à la mode, connaissant de grands tirages avec des romans dont à peine un ou deux titres sont restés dans les mémoires.
Les Français n'aiment guère placer un héros sur son piédestal qu'une fois ce gêneur mort.
Un célibataire est un homme qui prend le mariage au sérieux.
Il faut être rigoureux avec les femmes, sinon elles n'apprécient pas ce qu'elles donnent aux hommes.
Elle signe des chèques de mille dollars comme d'autres se mouchent.
Le célibataire est celui qui prend le mariage trés au sérieux.
Son corps avait atteint ce degré de maigreur au-delà duquel on entrevoit plus que la mort. Je rusais avec son obsession d'anorexique pour la voir manger un croissant ou croquer la moitié d'un bonbon.
Jerry ... nettoyait les écuries, pansait les chevaux, les avoinait et les sortait.
Ce n'est pas la poitrine que j'ai creuse, c'est mon ventre qui ballonne.
Je suis parti ainsi sans très bien même me rappeler ce qui avait été sauvé du bazardage général.
Guéri de sa mauvaise toux, il bronzait au beau soleil du Midi.
Blackpool, un vrai dégueulis de lumières criardes.
Il se croit un moment le guide de jeunes âmes à pétrir et découvre vite ce que sont d'affreux gniards qui rient de sa maigreur squelettique.
L'improvisation est un exercice d'équilibre où l'on risque de trop belles chutes.
C'est Satan qui a inventé le bien pour jouir plus longtemps de nos tortures.
L'amour a besoin d'inquiétude pour survivre et se dominer.
Il est certain que l'amour naît d'une émotion violente et innattendue sur laquelle nous nous mettons instantanément à broder avec une merveilleuse puérilité.
Sur les bords de la Méditerranée, le sommeil n'est pas sacré. Il est interrompu sans regrets, repris, abandonné à l'aube. La sieste remédie à ces imperfections de la nuit.
Il est inutile d'aller au théâtre si l'on n'a pas gardé un peu d'enfance dans son coeur.
La lecture n'est pas un acte facile. Elle exige un engagement, de la solitude, de l'attention, de la curiosité, une disposition d'esprit.
Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l'entendre chanter.
Bien que le voyage soit devenu un sport sans douleur, c'est encore aux livres que nous demandons de confronter une sensibilité à la nôtre et d'être nos compagnons sur les itinéraires suivis par d'illustres aînés.
Les amours avec la mère patrie ne sont pas toujours paisibles. Il y entre aisément de la passion ou de la haine, du mépris ou de la perfidie. Rarement de l'indifférence.
De l'amitié je dirai que les Portugais ont une idée si noble que tout ce que l'on connait après eux semble relever du galvaudage des sentiments.
La baguette de fée du romancier abolit les distances et le temps, se joue de la logique et ordonne le hasard. En somme le roman est la clef de nos songes au prix d'un effort très minime : la lecture.
Œuvres de Michel Déon
Bagages pour Vancouver (1985)Guerres et roman (2005)Je me suis beaucoup promené (1995)Journal 1948-1983 (2009)L'Herne Déon, Cahier dirigé par Laurence Tacou, éd. Editions de l'Herne, 2009La Montée du soir, Michel Déon, éd. Gallimard, 1987Le Balcon de Spetsai (1961)Le Jeune Homme vert (1975)Le rendez-vous de Patmos (1965)Les Gens de la nuit (1958)Les Poneys sauvages (1970)Les Trompeuses Espérances (1956)Les Vingt Ans du jeune homme vert (1977)Lettres de château (2009)Madame Rose (1998)Parlons-en... (1993)Taisez-vous, j'entends venir un ange (2001)Tout l'amour du monde (1955)Un taxi mauve (1973)