Œuvre
Conversations à Buenos Aires (2001)
Nous savons qu'on ne peut faire du grand art que dans un climat de liberté absolue. L'inverse est soumission, art conventionnel, donc faux. Et par conséquent il n'est pas utile à l'homme. Les rêves sont utiles parce qu'ils sont libres.
Quelque part, dans sa correspondance, Flaubert dit qu'il s'est promené dans un bois par un beau jour d'automne, en sentant qu'il était l'homme et son amante, et les feuilles qu'il foulait, le vent et les mots qu'échangeaient les amoureux.
Quoi qu'il en soit, l'homme qui rêve est un grand poète et quand il se réveille il redevient un pauvre type. Généralement, tout au moins.