Quoi qu'il en soit, l'homme qui rêve est un grand poète et quand il se réveille il redevient un pauvre type. Généralement, tout au moins.

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Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu'il ne s'est pas aperçu qu'il est en même temps mesquin, impur et perfide.
L'homme est un être duel et malheureux, qui se déplace et vit entre la terre des animaux et le ciel de ses dieux, qui a perdu le paradis terrestre de l'innocence, sans avoir pour autant gagné le paradis céleste de la rédemption.
Nous sommes faits de telle sorte que nous ne pouvons entrevoir l'éternité que par la chair faible et périssable.
... on peut détester avec le plus de raison ce qu'on connaît à fond.
Mais pourquoi cette manie de vouloir trouver des explications à tous les actes de la vie?
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Nous savons qu'on ne peut faire du grand art que dans un climat de liberté absolue. L'inverse est soumission, art conventionnel, donc faux. Et par conséquent il n'est pas utile à l'homme. Les rêves sont utiles parce qu'ils sont libres.
Quelque part, dans sa correspondance, Flaubert dit qu'il s'est promené dans un bois par un beau jour d'automne, en sentant qu'il était l'homme et son amante, et les feuilles qu'il foulait, le vent et les mots qu'échangeaient les amoureux.