Le jugement sans volonté est aussi inutile que la volonté sans jugement.
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Qui connaît l'art d'impressionner l'imagination des foules connaît aussi l'art de les gouverner
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Se révolter ou s'adapter, il n'y a guère d'autre choix dans la vie.
Un peuple qui réclame sans cesse l'égalité est bien près d'accepter la servitude.
La mort n'est qu'un déplacement d'individualités. L'hérédité fait circuler les mêmes âmes à travers la suitedes générations d'une même race.
La sympathie naît facilement entre nations éloignées ne se connaissant pas. Dès qu'elles se trouvent en contact, leurs divergences de sentiments, d'idées et de croyances éclatent et toute sympathie s'évanouit.
Dans la même œuvre
Connaître l'art d'impressionner l'imagination des foules c'est connaître l'art de les gouverner.
Les civilisations n'ont été créées et guidées jusqu'ici que par une petite aristocratie intellectuelle, jamais par les foules. Les foules n'ont de puissance que pour détruire. Leur domination représente toujours une phase de barbarie.
Quand l'édifice d'une civilisation est vermoulu, ce sont toujours les foules qui en amènent l'écroulement. C'est alors qu'apparaît leur principal rôle, et que, pour un instant, la philosophie du nombre semble la seule philosophie de l'histoire.
Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit, qui s'accumule.
Ce n'est pas le besoin de la liberté, mais celui de la servitude qui domine toujours dans l'âme des foules. Elles ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître.