Quand je suis heureux, je sens une mystérieuse énergie me remplir, comme si mon corps buvait le monde extérieur par chacun de ses pores, en tétait les nectars.

À lire aussi de Vincent Cespedes

Mon je(u) clashe directement mon moi; cela s'appelle l'autodérision.
Dès qu'une philosophie gagne l'approbation générale, elle se fane pour engendrer de nouvelles pousses. Sa victoire est sa défaite, son dépassement est sa fin.
Ma philosophie pourrait tenir dans cette phrase sympathique : La vie ne vaut que d'être partagée.
Et si ce n'était pas le capitalisme impérialiste qui engendrait la dissociation - comme beaucoup le pensent, avec ou sans Marx -, mais au contraire la dissociation qui imposait le capitalisme?
Etre un homme, c'est d'abord être un fils. Et trop souvent, c'est recevoir un traitement spécial : une conception du courage masculin totalement viciée.
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Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.