Pourquoi avait-elle, jour après jour, à ce point l'impression de donner dans l'imposture.

À lire aussi de Laura Kasischke

Prendre connaissance des horreurs de ce monde et ne plus y penser ensuite, ce n'est pas du refoulement. C'est une libération.
Leur mariage était comme un grand verre d'eau, si glacée qu'elle transforme vos dents en diamants dans votre bouche. Un verre d'eau venant d'une fontaine glacée, que l'on boit pendant vingt ans.
Mais moi, j'étais calme, planant en permanence à trois mètres au dessus de mon corps. Peut-être qu'avec moi n'était pas différent qu'être tout seul. Vous pouviez être aussi rustre que vous le vouliez, après. C'était sans doute ça qui plaisait en moi.
Si les veuves devaient se vêtir de noir pendant au moins un an et se coiffer différemment, c'était afin d'être méconnaissable quand leur mari se lancerait à leur recherche.
Tous les secrets ne devraient pas être révélés. Tous les mystères ne devraient pas être résolus.
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Dans la même œuvre

On pouvait vivre avec le chagrin s'il ne s'accompagne pas de regret.
Rien, absolument rien, ne rend la mort aussi croyable que d'être en situation de voir, de toucher le corps de l'être aimé.
Le Net était devenu, pour celles qui n'avaient plus leur mère, le principal filon des remèdes de bonne femme et autres conseils féminins.
Si les veuves devaient se vêtir de noir pendant au moins un an et se coiffer différemment, c'était afin d'être méconnaissable quand leur mari se lancerait à leur recherche.
Du reste, la pratique de la crémation, qui nous paraît être une des façons les plus modernes de traiter la dépouille mortelle, trouve là son origine. Si le corps est réduit en cendres, il ne peut y avoir de réincarnation, de retour.