Rien, absolument rien, ne rend la mort aussi croyable que d'être en situation de voir, de toucher le corps de l'être aimé.

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Bien sûr, je savais que personne ne vivait éternellement, mais vu que je manquais cruellement d'imagination, la mort me paraissait encore plus absurde que l'immortalité.
Le Net était devenu, pour celles qui n'avaient plus leur mère, le principal filon des remèdes de bonne femme et autres conseils féminins.
En primaire, Desiree me montra comment appliquer un peu de savon au coin des yeux, au niveau des petits triangles couleur sang près de l'arête du nez, pour faire croire que je pleurais. D'après elle, ça pouvait m'aider à sortir d'une situation délicate. A la maison. A l'école. N'importe où. Les larmes rendaient n'importe quelle excuse crédible.
Les garçons sont toujours plus beaux en pleine activité, quand ils oublient la présence des filles.
Jusque-là, la vie avait exaucé tous mes voeux : cheveux longs, grands yeux bleus, joues roses, peau bronzée, sourire resplendissant, belle poitrine, et petit cabriolet rouge.
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On pouvait vivre avec le chagrin s'il ne s'accompagne pas de regret.
Pourquoi avait-elle, jour après jour, à ce point l'impression de donner dans l'imposture.
Le Net était devenu, pour celles qui n'avaient plus leur mère, le principal filon des remèdes de bonne femme et autres conseils féminins.
Si les veuves devaient se vêtir de noir pendant au moins un an et se coiffer différemment, c'était afin d'être méconnaissable quand leur mari se lancerait à leur recherche.
Du reste, la pratique de la crémation, qui nous paraît être une des façons les plus modernes de traiter la dépouille mortelle, trouve là son origine. Si le corps est réduit en cendres, il ne peut y avoir de réincarnation, de retour.