Pour mon enfant, je suis prête à tout. Je peux manger froid, regarder Nemo un milliard de fois sans avoir envie de le transformer en poisson pané, céder la dernière bouchée de mon plat préféré, laisser les fourmis envahir mon bras parce qu'il s'est endormi contre mon épaule, accrocher des pare-soleils Cars dans la voiture, me lever cent fois la nuit sans retrousser les babines, écouter René la Taupe en boucle, m’extasier devant un collier de nouilles, sourire quand il me réveille avec un doigt dans l'oreille,.

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On regarde les choses différemment quand on sait qu'on ne les verra bientôt plus.
On a tressé nos douleurs pour n'en faire qu'une, énorme, dévastatrice, insurmontable. Nous espérions sans doute qu'à trois ce serait moins lourd à porter. Ce fut le contraire. Le chagrin de ceux que l'on aime décuple le nôtre.
Parfois, j'ai cette drôle d'impression que la vie est un jeu vidéo. On commence la partie avec plusieurs jauges pleines. La jauge de sérénité, la jauge de force, la jauge d'énergie, la jauge de joie. Sur notre chemin, on va croiser quelques ennemis, faire face à des attaques, parfois se tromper de chemin, sauter sur des bombes, chuter dans des trous, buter contre des obstacles. A chaque fois, nos jauges vont être entamées, mais des bonus "Bonheur" vont nous aider à les recharger.
L’attente est sans doute la chose la plus insupportable. Quand l’espoir se bat contre l’angoisse, quand on ne sait pas lequel sortira vainqueur. Toute notre vie, on attend.
Aristote : « Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. »
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Ma mère conduit aussi bien qu'elle cuisine. Au deuxième virage, j'ai envie de vomir. Au troisième rond-point, j'ai envie de sauter. A la cinquième tentative de créneau, j'ai envie d'être adoptée.
On devrait offrir des CD de rires d’enfants aux gens qui vont mal.
Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives. Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque pas.
Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives.
Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque pas.