Et ma soupe de mes oignons gratinée, c'est de la crotte de bique, alors?
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On s'habitue à ne pas manger, à souffrir des dents ou de l'estomac, on s'habitue même à l'absence d'un être bien aimé, on ne prend pas l'habitude de la jalousie.
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Tout ce qui m'a étonnée dans mon âge tendre m'étonne aujourd'hui bien davantage. L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. Le monde m'est nouveau à mon réveil chaque matin et je ne cesserai d'éclore que pour cesser de vivre.
Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin.
Mais rien n'empêchera plus qu'une ombre funeste, peu à peu, s'avance sur elle, ternisse sa saine pâleur rosée, sa carnation de tubéreuse.
C'est si simple, n'est-ce pas, l'amour? Tu ne lui prêtais pas ce visage ambigu, tourmenté? On s'aime, on se donne l'un à l'autre, nous voilà heureux pour la vie, n'est-ce pas? Ah! que tu es jeune, et pis que jeune, toi qui ne souffres que de m'attendre!
Dans la même œuvre
Car j'ai un amoureux. Je ne trouve à lui donner que ce nom passé de mode; il n'est ni mon amant, ni mon flirt, ni mon patito ... c'est mon amoureux.
On ne voit plus de nuques tentantes ni de tempes vaporeuses, on ne voit plus que de petits mufles - mâchoires, menton, bouche, nez - qui prennent, cette année, un véridique et frappant caractère de bestialité.
Son regard rencontre rarement le mien, que je dérobe.
Il porte des vêtements un peu comme des «habits de fête», avec une gaucherie indélébile et sympathique, en beau paysan endimanché.
Ce n'est qu'un homme capable de feindre une émotion sans doute, mais non de la dissimuler.