O combien de marins, combien de capitaines - Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, - Dans ce morne horizon se sont évanouis! - Combien ont disparu, dure et triste fortune! - Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune...

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Cette madame Thénardier était une femme rousse, charnue, anguleuse; le type femme-à-soldat dans toute sa disgrâce. Et, chose bizarre, avec un air penché qu'elle devait à des lectures romanesques. C'était une minaudière homasse.
L'affront que l'offenseur oublie en insensé, - Vit, et toujours remue au coeur de l'offensé.
Car le péril croissant n'est pour l'âme autre chose - Qu'une raison de croître en courage, et la cause - S'embellit, et le droit s'affermit, en souffrant, - Et l'on semble plus juste alors qu'on est plus grand.
L'amour fait songer, vivre et croire - Il a pour réchauffer le coeur - Un rayon de plus que la gloire, - Et ce rayon, c'est le bonheur.
Le souvenir, c'est la présence invisible.
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O flots que vous savez de lugubres histoires! - Flots profonds redoutés des mères à genoux! - Vous vous les racontez en montant les marées, - Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées - Que vous avez le soir quand vous venez chez nous.
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires?
O flots, que vous savez de lugubres histoires ! - Flots profonds, redoutés des mères à genoux !
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. - Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, - Sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, - Sous l'aveugle océan à jamais enfouis! - Combien de patrons morts avec leurs équipages!