Pouvons-nous vraiment être cette génération qui cherche dans l'univers la moindre trace de vie et en laisse disparaître la forme géante sur Terre ? Serons-nous dans les livres à venir ceux qui n'ont pas empêché les massacres ?
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Nous sommes tellement remplis de mots qu'il nous faut absolument parler: comme s'ils étaient des oiseaux à libérer, comme s'il fallait faire le vide avant de laisser venir en nous d'autres mots.
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À lire aussi de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney
L'être humain ne change pas, il change le monde.
Donner de la voix, piailler, hurler comme le font les singes, c'était le royaume de la terre. Ceux de la mer mourraient sans un bruit. Nous étions là pour crier à leur place.
Etre au milieu des autres, quelle illusion. On n'imagine jamais assez loin à quel point on est seul à vivre sa vie.
On résume autrui dans le jugement qu'on porte sur lui et que l'on conserve souvent quoi qu'il arrive. Par chance, autrui durement jugé l'ignore.
Dans la même œuvre
C'est ainsi que l'on se fabrique des secrets: pour garder le présent au passé.
Connaître l'autre c'est avoir saisi le rêve intérieur qu'il fait de lui-même, pas seulement avoir vu qui il se figure être, mais savoir qui il aspire à devenir.
Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera. Les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d'un pouvoir de perforation: ils entrent en nous, nous envahissent, s'installent dans notre mémoire, ne s'en vont plus jamais.
Celui qu'on aime n'a pas forcément toutes les qualités. Je ne vois pas pourquoi il les aurait.
Au début de l'amour, il n'y a ni qualités ni défauts, il n'y a que l'amour.