Pouvons-nous vraiment être cette génération qui cherche dans l'univers la moindre trace de vie et en laisse disparaître la forme géante sur Terre ? Serons-nous dans les livres à venir ceux qui n'ont pas empêché les massacres ?

À lire aussi de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney

Un vrai amour devrait être gratuit. Il devrait être tout entier pour l'autre, pour sa liberté, pour sa vie.
Quand t'abats un arbre, dit-elle, à la fin il est couché par terre et la sève coule comme un sang. Quand t'abats une femme, elle reste debout.
C'est bien le coeur qui nous tient debout, mais pas parce qu'il bat, simplement parce qu'il aime.
On peut emmêler sa vie à des oeuvres. Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde, ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions réelles.
C'était le fameux choc : l'homme attrapé par les yeux et la femmes par les oreilles. C'était la rencontre amoureuse : fatale, hasardeuse et choisie, qui fabrique une vie.
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Dans la même œuvre

Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion.
Mon sentiment devenait océanique. La vie est une traversée et l'amour est le capitaine.
On ne tue pas un être sensible comme on briserait un objet. Il existe parmi les hommes des barbares qui aiment verser le sang, des brutes qui assouvissent sur les bêtes un besoin de tuer. On ne peut plus l'autoriser. De tels actes relèvent du crime.
Donner de la voix, piailler, hurler comme le font les singes, c'était le royaume de la terre. Ceux de la mer mourraient sans un bruit. Nous étions là pour crier à leur place.
Combien reste t-il d'hommes qui savent refuser leur main à qui ne mérite pas de la serrer ?