Ma déprime est peut-être due à l’âge, à la crise économique ou à la mauvaise santé du marché de l’art, n’empêche que les difficultés des autres ne me consolent pas.

À lire aussi de Roland Topor

La vie des animaux, source inépuisable de leçons de morale, inspire de nombreuses heures d’antenne. Les exemples ne manquent pas de proies dévorées parce qu’elles couraient moins vite que les prédateurs, ou qu’elles ont fait preuve d’une impardonnable euphorie. On ne se lasse pas de célébrer, sur un ton de menace, la fausse loi de la sélection naturelle.
Parce qu’un écrivain utilise dans le bon ordre un sujet, un verbe, un complément, je devrais me passionner pour un abruti coincé entre sa femme et sa maîtresse, sur fond de révolution ou de guerre mondiale ?
Idée pour faire une carrière d'artiste conceptuel: signer les dessins d'enfants.
Stupéfiant! Tout le temps que j'avais devant moi, il est derrière.
Les nuits de la semaine restent a baptiser.
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Dans la même œuvre

Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.