Les yeux de la mère retardent : quand l'enfant est déjà grand, longtemps encore elle cherche de la main les boucles soyeuses qui faisaient son orgueil.

À lire aussi de Augusta Amiel-Lapeyre

Il n'appartient pas aux seuls aviateurs de regarder la terre de très haut.
La femme moderne a ouvert si bas son corsage que son coeur s'est échappé.
A une heure de notre existence, nous croyons avoir des ailes. La vie les brise : et nous montre qu'elles sont destinées seulement à un monde prochain.
A la campagne, les jours de pluie et de bourrasque, si notre oisiveté le permet, nous abritons notre ennui au fond de notre Moi... où d'ailleurs nous trouvons parfois d'autres rafales.
Jadis, la femme ne se croyait vraiment chez elle que devant son armoire ouverte. Aujourd'hui, son armoire c'est le monde entier.
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Dans la même œuvre

L'homme éveillé choisit ses rêves. Celui qui dort les subit.
A la rencontre des douleurs morales, nos souffrances physiques recherchent l'appui des vieux murs familiers.
Pareille à un chien de chasse racé, la femme mauvaise est douée d'un flair particulier pour découvrir un bonheur caché et le détruire.
Celui qui est grandi la douleur trouve son fond de douceur dans son mal : c'est la souffrance dorée.
L'échelle sur laquelle monte notre âme est toujours dressée par la souffrance.