Les optimistes ont bien de la chance. Les pessimistes, bien du travail. Que les premiers n'oublient pas d'être prudents, ni les seconds d'aimer la vie.

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La politesse rend le méchant plus haïssable parce qu'elle dénote en lui une éducation sans laquelle sa méchanceté, en quelque sorte, serait excusable.
On craint mille morts, et l'on n'en vit jamais qu'une... Toute angoisse est imaginaire; le réel est son antidote.
L'homme humble ne se croit - ou ne se veut - pas inférieur aux autres : il a cessé de se croire - ou de se vouloir - supérieur.
Pour dire la chose très simplement, cette sagesse du désespoir que j'évoque, ce gai désespoir, consiste en une démarche très simple : il s'agit d'espérer un peu moins, et d'aimer un peu plus.
La justice n'est pas une vertu comme une autre. Elle est l'horizon de toutes et la loi de leur coexistence. Toute vertu la suppose ; toute humanité la requiert.
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Dans la même œuvre

Cela me fait penser à cette devinette, qui nous vient d'Europe centrale : Sais-tu quelle différence il y a entre un optimiste et un pessimiste ? - Le pessimiste est un optimiste bien informé.
Le pessimisme est une tristesse, qui finirait par nous décourager de vivre. Or c'est la joie qui est bonne, c'est le courage qui est nécessaire.
Tout homme qui se laisse aller est triste. Tout homme qui agit l'est moins.
On est jamais trop lucide, et mieux vaut, dans le doute, noircir le tableau au moins intellectuellement, que l'enjoliver : cela évitera imprudences et désillusions.
On n'est jamais trop volontaire, jamais trop actif, jamais trop résolu. Mieux vaut agir qu'espérer ou trembler. C'est la sagesse des stoïciens, ou plutôt c'est ce qu'il y a de stoïcien en toute sagesse.