Les mots les plus lourds ne sont pas toujours ceux qui ont le plus de poids, tout comme les phrases les plus lourdes ne sont pas toujours celles qui ont le plus de poids.

À lire aussi de Thomas Bernhard

Le monde ne sera bientôt plus qu'un unique ordinateur. Il ne nous sert à rien de ne pas y prendre part, nous sommes toujours enfermés dans tout et ne pouvons plus en sortir.
Les plus grands crimes, dit le prince, sont ceux qui sont commis par les supérieurs contre les inférieurs en paroles, les crimes commis en pensée et en paroles, etc., voilà ce que je pense.
La vie, c'est le désespoir pur, très limpide, très sombre, cristallin... Il n'y a qu'un chemin qui y mène à travers la neige et la glace du désespoir, il faut s'y engager par-delà l'adultère de la raison.
Nous haïssons les gens et nous voulons tout de même vivre avec eux, parce que c'est seulement avec les gens et parmi eux que nous avons une chance de continuer à vivre et de ne pas devenir fous.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
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Dans la même œuvre

La mort ne doit en aucune façon redresser l'image que nous avons d'un homme.
La photographie est une falsification sournoise, perverse, toute photographie, peu importe qui photographie, peu importe qui elle représente, est une atteinte absolue à la dignité humaine, une monstrueuse falsification de la nature, une ignoble barbarie.
Ce n'est que lorsque nous avons une notion juste de l'art que nous avons aussi une notion juste de la nature.
Dans une ville qu'on aime on a toujours quelqu'un qu'on aime.
Car celui qui cesse d'élargir ses connaissances et de fortifier son caractère, c'est-à-dire de travailler sur soi afin de tirer de soi le meilleur parti possible, a cessé de vivre.