Il n'y a, vous le savez, d'autre force que celle de l'imagination. Tout est imaginé. Mais imaginer est astreignant, mortellement astreignant.
❧
Dans une ville qu'on aime on a toujours quelqu'un qu'on aime.
◆
À lire aussi de Thomas Bernhard
L'homme, c'est l'enfer idéal pour les hommes.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
Car les gens qui travaillent à des productions de l'esprit disent très souvent qu'ils n'y attachent aucune importance et y attachent au contraire beaucoup d'importance, sauf qu'ils n'en conviennent pas parce qu'une telle prétention comme ils l'appellent, leur ferait honte, ils dévalorisent leur travail pour éviter du moins d'avoir à se faire honte publiquement.
Que deviendrait-on sans la musique, sans Mozart !
Dans la même œuvre
La mort ne doit en aucune façon redresser l'image que nous avons d'un homme.
Les mots les plus lourds ne sont pas toujours ceux qui ont le plus de poids, tout comme les phrases les plus lourdes ne sont pas toujours celles qui ont le plus de poids.
La photographie est une falsification sournoise, perverse, toute photographie, peu importe qui photographie, peu importe qui elle représente, est une atteinte absolue à la dignité humaine, une monstrueuse falsification de la nature, une ignoble barbarie.
Ce n'est que lorsque nous avons une notion juste de l'art que nous avons aussi une notion juste de la nature.
Car celui qui cesse d'élargir ses connaissances et de fortifier son caractère, c'est-à-dire de travailler sur soi afin de tirer de soi le meilleur parti possible, a cessé de vivre.