Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire. Et nous n'osions poser de questions.
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Les gens sont seuls avec leurs téléphones. Ils lancent des milliers de mots dans le vide de leurs vies.
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Je m'étais préparée à vieillir à ses côtés sans qu'il m'ait jamais dit de mots jolis, une phrase fleurie, vous savez, ces idioties qui font chavirer le coeur des filles et les rendent fidèles pour toujours.
Ce qu'il y a de bien dans le malheur, chantait Léo Ferré, c'est que c'est toujours le malheur des autres.
Pourquoi le bonheur et les arc-en-ciel ne sont-ils pas faits pour durer ?
La douleur, c'est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu'on ne sent pas.
Dans la même œuvre
L'argent ne fait pas le bonheur mais le bonheur se paye.
Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles: et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu'un homme nous en ait enfin tendu un.
Elle gardait les mots en elle, comme s'ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi: regards, gestes, soupirs en lieu et place de verbes, sujets, compléments.
La convoitise brûle tout sur son passage.
Il n'y a que dans les livres que l'on peut changer de vie. Que l'on peut tout effacer d'un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilénies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde.