Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.
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Les femmes sont les premières victimes de la pauvreté, les premières bénéficiaires du RSA. Elles représentent 70% des travailleurs pauvres. Plus de la moitié des personnes faisant appel aux banques alimentaires sont des mères célibataires. Le chiffre est en constante augmentation, il a doublé en quatre ans. Les demandes d'accueil de femmes avec enfants dans les foyers sont exponentielles.
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Du temps, voilà ce que demandent les associations. Sans doute ce qu'il y a de plus difficile à donner dans une société où chaque seconde est comptée. Offrir son temps, c'est s'engager vraiment.
Non, Tout ne va pas bien. La terre ne tourne pas comme elle devrait. Les femmes du foyer manquent de tout, d'argent, d'affection, de liens, d'éducation. Elle-même habite un bel appartement, elle a trois comptes épargne au plafond et elle est malheureuse comme jamais.
Sa révolte est silencieuse, inaudible, presque invisible. Mais elle est là.
Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
Dans la même œuvre
Les mots sont des papillons, fragiles et volatils. Il faut le bon filet pour les attraper.
L'estime de soi, c'est ce qu'il y a de plus difficile à regagner.
Ne plus penser, se noyer dans la vie des autres comme elle se noyait, jadis, dans les dossiers. C'est un pis-aller, elle le sait, mais elle n'a rien d'autre à quoi se raccrocher.
Tous les deux ou trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint, dans ce pays qu'on dit civilisé. Jusqu'à quand ? Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?
Le bonheur des autres est cruel. Il vous tend un miroir sans pitié.