Les femmes incarnent l’espérance de vie, l'espérance de la séduction de la vie, pas seulement de la séduction vulgaire mais essentielle et admirable. Il y a maldonne dans la célébration que l'on fait à l'homme devant la femme soumise, esclave et faiseuse d'enfants ou faiseuse d'anges. Je crois que les femmes sont beaucoup plus responsables de l'existence et de la vie que les hommes.

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Vous savez, passer son temps à bouleverser - ou à s’amuser à bouleverser - les autres, c’est une belle vie. Vous ne croyez pas ?
J'ai fait un pacte avec Dieu. Je sais que je vivrai la moitié de l'éternité. Comme je ne crois pas en Dieu, m'amuser à dire que j'ai fait un pacte avec Lui et que grâce à ça, je ne mourrai pas, c'est plutôt réjouissant...
La vraie question est celle du désir. Le mien, c’est de défendre un art qui s’interroge sur le pourquoi et le comment de l’existence. Je ne suis pas un acteur commercial. Je n’en tire aucune gloire, mais j’en suis fier. J’ai toujours été ainsi, depuis mes débuts.
Je ne pleure jamais sur ce passé qui a été à la fois merveilleux et douloureux. Je ne regrette rien. Jamais. Si je n'avais pas fait toutes ces rencontres affectives et professionnelles, je n'existerais pas comme j'existe. À chaque fois qu'un de mes amis disparaît, j'ai l'impression qu'on me coupe un bras. Alors, comment je fais pour garder à mon âge ce regard étonné, qui est celui d'un enfant, devant la vie ?
Je ne sais toujours pas si c'est un métier, si c'est pas la farce d'un métier. Il faut être farceur pour être acteur, faut pas être solennel, faut pas se dire qu'on est créateur, c'est pas vrai. On est créateur à deux, au moins avec l'auteur et aussi avec le metteur en scène, ça fait trois et aussi avec le partenaire, ça fait quatre.
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Je ne sais toujours pas si c'est un métier, si c'est pas la farce d'un métier. Il faut être farceur pour être acteur, faut pas être solennel, faut pas se dire qu'on est créateur, c'est pas vrai. On est créateur à deux, au moins avec l'auteur et aussi avec le metteur en scène, ça fait trois et aussi avec le partenaire, ça fait quatre.
J'étais un enfant taiseux mais j'ai peut-être réussi à parler grâce à l'écoute que, enfin, je réalisais des adultes devant une histoire que je racontais qui n'était pas mon histoire, qui n'était pas un secret que j'avais envie de dire, qui n'était pas des questions que j'avais envie de poser. C'est quand assez petit à l'âge de neuf ans, je crois, j'ai fait du théâtre dans mon collège et que j'ai joué la comédie et que j'ai été émerveillé d'entendre les adultes se taire et écouter ce que je racontais. Et comme je racontais une histoire qui n'était pas mon histoire propre, intime et secrète, je me suis régalé.