Je ne maudis jamais la pluie, cette petite soeur déshéritée du soleil.
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Les enfants ont un privilège: on ne leur demande pas de justifier leur existence. On ne demande pas à un enfant ce qu'il fait dans la vie. On le sait bien: il joue, il pleure, il rit. Il vit - et ça suffit pour vivre.
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Même les femmes libres ne sont jamais tout à fait libres. Elles vivent toujours entre deux guerres.
Je pourrais parler nuit et jour avec un bébé: quelqu'un arrive qui est absolument indemne des fausses vérités et des habitudes. Les bébés ont quelque chose qui est comme fondé en sagesse, tels des Bouddhas.
«Infiniment plus que tout»: c'est le nom enfantin de l'amour, son petit nom, son nom secret.
... une seule chose compte ... c'est la gaieté, ne laisse jamais personne te l'enlever.
Dans la même œuvre
La poésie, en ce sens, c'est la communication absolue d'une personne à une autre: un partage sans reste, un échange sans perte. On ne peut mentir en poésie.
Qu'est-ce que c'est, aimer. Ce n'est pas s'enfermer dans la même maison, s'étouffer dans la même parole, s'assombrir dans la même histoire. Ce n'est pas remplir un vide, effacer une distance.
Aimer c'est prendre soin de la solitude de l'autre - sans jamais prétendre la combler ni même la connaître.
L' amour ce n'est pas le sacrifice, c'est le don. Et qu'aurez-vous à donner si vous n'avez aucune joie de vivre ?
On presse de plus en plus les enfants de vieillir et les vieillards de rajeunir. On leur propose de rejoindre cette classe pour laquelle seule tout est fait, la classe des jeunes adultes consommateurs.