Vouloir atteindre la tranquillité intérieure, c'est le meilleur moyen pour stresser.
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Les bonheuristes sont des heureux imaginaires. Ils vivent un enfer incolore, indolore, en forme de paradis.
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Ne s'embrouiller qu'au téléphone, ne s'ennuyer qu'aux heures de pointe, ne draguer qu'avec de l'écran dans les yeux. Utopie-cauchemar de la désimplification affective et de la désincarnation prises comme des preuves de liberté.
Désobéir pour interroger le pouvoir, confirmer à nouveau son fondement, sa légitimité.
Il y aurait surtout de nouveaux héros. ... des peuples éclairés, débarrassés des arrières-pensées ethniques et du néfaste des superstitions. D'autres indépendances, d'autres undergrounds, d'autres mots.
L'ami, c'est celui qui sait me dire non, et non celui qui me dit toujours oui.
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.