Le trône ne sied pas aux pieux derviches, poètes et sages de la route de la soie, ils lui préfèrent le manteau de bure, et l'exil du coeur est leur royaume.

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Le voyage est un voeu rimbaldien, destiné non à former la jeunesse mais à la réinventer.
Nous sommes tous des naufragés de l'âme, vois-tu, la peinture n'est que le reflet de ce chagrin, antichambre de la grande joie à venir.
Nous avons tous un Gengis Khan au fond de nous.
Tout voyage est comme une écriture, une étrange alchimie. Un mélange entre la demande de dehors, celui qui guérit comme le proclame Stevenson, et l'espace du dedans.
Il est dans tout grand voyage un point d'orgue, un moment de flottement où les odeurs et les envies se mélangent, comme si ce moment-là comportait une interrogation, porteuse des doutes et en même temps des certitudes: pourquoi poursuivre la route.
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