Œuvre

Conrad, le voyageur de l'inquiétude (2011)

Les personnages de nos autres vies sont des fantômes que la littérature fait revivre.
Le sabordage de l'âme devrait être enseigné dans les écoles de marine.
L'aventure est relative, l'aventure vit non pas dans l'audace de celui qui ose la vivre mais d'abord dans le génie de celui qui la relate ou l'écrit.
Devant les déferlantes comme dans une guerre les caractères se dessinent, avec leur cortège de courages minuscules, d'abandon, de ténacité.
Ecrire comme volonté d'inventer le monde, comme intention de se réinventer soi-même.
Le voyage est un voeu rimbaldien, destiné non à former la jeunesse mais à la réinventer.