L'aventure est relative, l'aventure vit non pas dans l'audace de celui qui ose la vivre mais d'abord dans le génie de celui qui la relate ou l'écrit.

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La maison Kessel est une auberge ouverte sur le monde, que les vents traversent en une lancinante complainte, celle de l'appel au voyage.
La gloire, c'est comme la gouache, ça prend très vite puis ça part à la première goutte de pluie.
Dans l'émirat des talibans, l'amour a trouvé une frontière, chassé jusqu'au regard, considéré comme un outrage, et contraire à l'idée de soumission. Les turbans noirs ont tué l'amour.
Il est dans tout grand voyage un point d'orgue, un moment de flottement où les odeurs et les envies se mélangent, comme si ce moment-là comportait une interrogation, porteuse des doutes et en même temps des certitudes: pourquoi poursuivre la route.
Les djihadistes ont massacré les innocents et entendent désormais tuer l'amour.
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Les personnages de nos autres vies sont des fantômes que la littérature fait revivre.
Le sabordage de l'âme devrait être enseigné dans les écoles de marine.
Devant les déferlantes comme dans une guerre les caractères se dessinent, avec leur cortège de courages minuscules, d'abandon, de ténacité.
Ecrire comme volonté d'inventer le monde, comme intention de se réinventer soi-même.
Le voyage est un voeu rimbaldien, destiné non à former la jeunesse mais à la réinventer.