Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
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Le talent ne suffit pas pour qu'il soit agréable.Il faut qu'il y ait une rencontre, quasi amoureuse.
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J'aime autant être seul que rencontrer des gens, ce qui est assez paradoxal à moins d'avoir une schizophrénie en floraison incessante. Je prends beaucoup de plaisir à la conversation et n'aime rien tant qu'on me foute la paix : je suis un misanthrope mondain, un solitaire bavard.
Le danger, une fois la réputation assise, c'est qu'elle ne se relève pas.Se satisfaire de son sort est la pire complaisance.Autant rester debout, ou, tant qu'à faire, allongé.
Moi, j'ai toujours adoré les cancres. Ah oui et je le revendique. J'ai le sentiment d'être toujours un peu cancre.
Les César, c'est un truc pompé sur Hollywood. Ça ne vaut pas un bon verre, c'est vain.
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Certains trouvent que j'ai une tête d'acteur. Moi pas. J'ai une tête de rien. Au fond, c'est peut-être le mieux pour être comédien, avoir une tête de rien pour tout jouer.
On le sait peu, mais je siffle très bien. Si je n'avais pas été comédien, j'aurais probablement fait clochard siffleur.
Je hais les optimistes et la religion du positivisme qui compte tant d'adeptes. J'aime les désespérés, les hommes perdus, les orphelins.
Je peux me perdre des heures entières dans une strophe de Baudelaire, y nager inlassablement. Si nous sommes tous nostalgiques du ventre maternel, eh bien, j'ai retrouvé ce confort originel dans les poèmes.
Lorsqu'on tourne un navet, on pense à la viande que l'on pourra acheter avec le cachet. Et ça passe bien, je n'ai pas l'estomac délicat.