Quitter son pays est dans l’ordre des choses ; quelquefois, les événements l’imposent ; sinon, il faut s’inventer un prétexte. Je suis né dans une planète, pas dans un pays. Si, bien sûr, je suis né aussi dans un pays, dans une ville, dans une communauté, dans une famille, dans une maternité, dans un lit... Mais la seule chose importante, pour moi comme tous les humains, c’est d’être venu au monde. Au monde ! Naître, c’est venir au monde, pas dans tel ou tel pays, pas dans telle ou telle maison.
❧
Le pays dont l'absence m'attriste et m'obsède, ce n'est pas celui que j'ai connu dans ma jeunesse, c'est celui dont j'ai rêvé, et qui n'a jamais pu voir le jour.
◆
À lire aussi de Amin Maalouf
Le bonheur s'embusque dans la monotonie.
Ce n'est pas dans l'apparat que l'on échappe à la misère humaine.
Elle était alors l'intruse dans mon voyage, elle en est à présent la boussole. L'amour est toujours une intrusion. Le hasard se fait chair, la passion se fait raison.
Ne t'inquiète de rien, la réalité a deux visages, les hommes aussi.
Dans la même œuvre
Le bonheur paisible émousse les passions et engourdit l'imagination.
Bullshit! A peuple heureux pas d'histoire, et à couple heureux pas de littérature.
Dans une société comme la nôtre, la honte est un instrument de la tyrannie. La culpabilité et la honte, c'est ce que les religions ont inventé pour nous tenir en laisse! Et pour nous empêcher de vivre!
Si les hommes et les femmes pouvaient parler ouvertement de leurs relations, de leurs sentiments, de leurs corps, l'humanité entière serait plus épanouie, plus créatrice. Je suis sûr que ça arrivera un jour!
Le pays où tu peux vivre la tête haute, tu lui dois tout, tu lui sacrifiés tout, même ta propre vie; celui où tu dois vivre la tête basse, tu ne lui donnes rien. Qu'il s'agisse de ton pays d'accueil ou de ton pays d'origine.