Le bonheur s'embusque dans la monotonie.

À lire aussi de Amin Maalouf

Nous sommes entrés dans le nouveau siècle sans boussole.
Le pays où tu peux vivre la tête haute, tu lui dois tout, tu lui sacrifiés tout, même ta propre vie; celui où tu dois vivre la tête basse, tu ne lui donnes rien. Qu'il s'agisse de ton pays d'accueil ou de ton pays d'origine.
Car c'est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.
Rien, ils ne savent rien, ne veulent rien savoir. Vois-tu ces ignorants, ils dominent le monde. Si tu n'es pas des leurs, ils t'appellent incroyant. Néglige-les, Khayyam, suis ton propre chemin.
Notre maître fait savoir aux poètes ici présents qu'il en a assez d'entendre répéter toujours les même thèmes, il ne veut plus être comparé ni à un lion, ni à un aigle, et encore moins au soleil. Que ceux qui n'ont rien d'autres à dire s'en aillent.
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Rien, ils ne savent rien, ne veulent rien savoir. Vois-tu ces ignorants, ils dominent le monde. Si tu n'es pas des leurs, ils t'appellent incroyant. Néglige-les, Khayyam, suis ton propre chemin.
Devant une situation chaotique, inextricable, on s'imagine qu'il faut des siècles pour s'en sortir. Soudain, une homme apparaît et comme par enchantement l'arbre que l'on croyait condamné reverdit, il recommence à prodiguer feuilles, fruits et ombre.
Le vin et lui ont appris à se respecter, jamais l'un d'eux ne répandrait l'autre sur le sol.
Nos corps peuvent prolonger nos mots, ils ne peuvent les remplacer ni les démentir.
Pour bien gérer les affaires, il faut s'oublier, ne s'interesser qu'aux autres, surtout aux plus malheureux, pour arriver au pouvoir, il faut être le plus avide des hommes, ne penser qu'à soi-même, être prêt à écraser ses proches amis.