On parle de sciences humaines, comme s'il pouvait y avoir des sciences inhumaines!
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Le passé devient cohérent grâce à nos oublis et à nos remaniements affectifs.
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Il faut avoir une part de délire, c'est la poésie, c'est l'incertitude, c'est l'hésitation, c'est le trouble, et c'est la source de la créativité.
Maintenant que le génome est à peu près décrypté, on découvre avec étonnement que les hommes ont pratiquement le même génome que les vers de terre; les vers de terre sont vexés!
Tout rêve d'avenir métamorphose la manière dont on éprouve le présent.
Si nous disions constamment ce qui nous passe par la tête, aucun couple, aucun groupe ne pourrait continuer à vivre ensemble. La brutalité serait quotidienne.
Dans la même œuvre
Dans toute oeuvre d'imagination, il y a un récit de soi. Dans toute autobiographie, il y a un remaniement imaginaire.
Aucune histoire n'est innocente. Raconter, c'est se mettre en danger. Se taire, c'est s'isoler.
Si nous devions traiter toutes les informations, rien de prendrait forme, nous serions confus. Pour avoir des idées claires, nous devons oublier.
La mémoire de soi est fortement liée aux cadres sociaux. Les histoires qu'on raconte dépendent de notre position sociale et des récits de la culture qui nous entoure.
Une vraie rencontre provoque une influence réciproque. Deux mondes intimes interagissent et chacun modifie l'autre.