Les révolutionnaires russes ont oublié de méditer ce mot de Napoléon : L'anarchie ramène toujours au pouvoir absolu.
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Le matérialisme a prétendu se substituer aux religions, mais aujourd'hui la matière est devenue aussi mystérieuse que les dieux qu'elle devait remplacer.
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On ne rencontre guère d'exemple dans l'histoire de révolutions n'ayant pas finalement engendré des résultats absolument contraires à ceux que poursuivaient leurs auteurs.
Les idées n'étant accessibles aux foules qu'après avoir revêtu une forme très simple, doivent, pour devenir populaires, subir souvent les plus complètes transformations. C'est surtout quand il s'agit d'idées philosophiques ou scientifiques un peu élevées, qu'on peut constater la profondeur des modifications qui leur sont nécessaires pour descendre de couche en couche jusqu'au niveau des foules.
Les lois sociales, qui représentent des contraintes artificielles, restent bientôt sans force. Les lois économiques résultant de nécessités naturelles s'imposent au contraire toujours, malgré les efforts tentés pour les violer.
Les peuples vivent surtout d'espérances. Leurs révolutions ont pour but de substituer des espérances nouvelles à d'anciennes espérances devenues sans force.
Dans la même œuvre
La pensée sans action est un vain mirage, l'action sans pensée un vain effort.
Les propositions admises sans discussion deviennent rarement des mobiles d'action.
En matière de sentiment, l'illusion crée vite la certitude.
L'homme ne possède que deux certitudes absolues: le plaisir et la douleur. Elles orientent toute sa vie individuelle et sociale.
L'hypothèse est une croyance souvent prise pour une connaissance.