Qu'est-ce que le normalisme ? L'état d'assujettissement aux normes dominantes, c'est-à-dire bourgeoises ; leur inscription dans les nerfs et la chair de chacun, jusqu'à tomber malade.
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Le bonheur fonctionnerait ainsi à la manière d'un double injecteur, par incorporation-excorporation des affects et des évènements. Je mange et digère l'énergie du monde ; j'offre au monde mon énergie - grosse de lui.
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Les machines ne pourront jamais numériser la vie. L'audiovisuel ne suffit pas : pour que l'humanité fleurisse, les êtres humains doivent physiquement se rencontrer.
Je contrôlais tout, c'est-à-dire rien d'essentiel.
Aucune psychothérapie ne peut résorber la souffrance de ne plus souffrir dans sa chair, de souffrir seulement superficiellement, à la surface des choses.
La maturité s'obtient lorsque nous nous sentons en mesure de nous approprier lucidement notre existence, de nous en faire l'auteur, de signer chacun de nos choix en notre nom.
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.