La véritable Angleterre c'est Shakespeare et les Shakespeariens ; tout ce qui précède n'est que préparation, tout ce qui suit n'est qu'une contrefaçon boiteuse de cet élan original et hardi vers l'infini.

À lire aussi de Stefan Zweig

Il est des heures vides, creuses, qui portent en elles le destin.
Le seul jeu qui appartienne à tous les peuples et à toutes les époques, et dont nul ne sait quel dieu l'a apporté sur terre pour tuer l'ennui, pour aiguiser l'esprit, pour stimuler l'âme. Où commence-t-il, où finit-il ?
Vous avez parfaitement raison la vérité à demi ne vaut rien, il la faut tout entière.
Nous vivons des myriades de secondes et pourtant, il n'y en a jamais qu'une, une seule, qui met en ébullition tout notre monde intérieur.
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
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Dans la même œuvre

Mais il est une mollesse de l'atmosphère qui rend plus sensuel que l'orage ou la tempête, une modération du bonheur plus énervante que le malheur.
Il n'y a que les pauvres qui puissent être aussi sincèrement reconnaissants, eux seuls, pour qui le comble de la jouissance est un plaisir gratuit, offert en quelque sorte par le ciel.
La peur frappait maintenant comme un heurtoir hésitant contre chaque petit souvenir, pour trouver l'entrée des chambres secrètes de son coeur.
Brusquement elle mesurait l'immense richesse de la vie et elle sut que plus une seule heure de son existence ne pourrait être pauvre et maintenant que tout allait vers sa fin, elle pressentait un commencement.
La peur est pire que la punition, car cette dernière est précise importante ou minime, elle est toujours préférable à la tension horrible et diffuse de l'incertitude.