Auteur

Stefan Zweig

La véritable Angleterre, c'est Shakespeare et les Shakespeariens; tout ce qui précède n'est que préparation, tout ce qui suit n'est qu'une contrefaçon boiteuse de cet élan original et hardi vers l'infini.
... pour pouvoir aider les autres, il faut avoir soi-même ce sentiment que les autres ont besoin de vous.
Quand on a tout perdu, on lutte comme un désespéré pour sauver les restes suprêmes.
... l'unique droit qui reste à un homme n'est-il pas de crever comme il veut ...
... ce béatifique sentiment de vivre la vie la plus profonde et la plus vraie au milieu des choses étrangères ...
La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n'arrive guère à les émouvoir.
... l'art monotone de la pêche ...
J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger.
La vérité à demi ne vaut rien, il la faut toujours entière.
Quelqu'un qui n'éprouve plus rien ne vit que par les nerfs, à travers l'agitation passionnée des autres, comme au théâtre ou dans la musique.
... ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.
... cet homme possédait le pouvoir magique d'exprimer ses sentiments par le mouvement et par le geste.
... toute vie qui ne se voue pas à un but déterminé est une erreur.
La reconnaissance, on la voit si rarement se manifester chez les gens!
La gratitude rend heureux parce qu'on en fait si rarement l'expérience tangible.
... cette façon magique de se tromper soi-même que nous appelons le souvenir...
... toute souffrance est lâche: elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l'est dans notre esprit.
... l'âge amortit de façon étrange tous les sentiments.
Vieillir n'est, au fond, pas autre chose que n'avoir plus peur de son passé.
Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini.
... aucune chose au monde n'oppresse davantage l'âme humaine.
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
... le jeu d'échecs possède cette remarquable propriété de ne pas fatiguer l'esprit et d'augmenter bien plutôt sa souplesse et sa vivacité.
... toute découverte, toute invention ne tient pas tant sa valeur de celui qui la réalise que de celui qui en comprend toute la signification, toute la force opérante.
Il est rare que la vérité rattrape le terrain perdu sur la légende.

Œuvres de Stefan Zweig

AmerigoAmokClarissa (1992)Correspondance 1920-1931 (2005), Lettre à Victor Fleischer, 1926Correspondance 1932-1942Correspondance inéditeDestruction d'un coeur (1931)Erasme, Grandeur et décadence d' une idée (1935)Fragment d'une nouvelleFreudHistoire d'une déchéanceIvresse de la métamorphose (1984)Joseph Fouché (1930)L'amour d'Erika EwaldLa Confusion des sentiments (1927)La Peur (1925)La Pitié dangereuse (1939)La contrainteLa contrainte (1992)La ruelle au clair de lune