La prétention des hommes à perfectionner la nature, au point de trouver les secrets ultimes du monde, et leur orgueil entrainent obligatoirement une forme de destruction collective. C'est ce que les anciens interprétaient comme la vengeance des dieux.

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En fouillant sur internet, on pouvait même lire cette phrase, qui donnait une idée de la direction que prenait le monde : " Où étiez-vous hier et où irez-vous demain ? Google peut vous le dire." " Hier ", parce que chacun était tracé et que le passé appartenait au machine. " Demain ", parce que, en décortiquant les habitudes, les goûts et les comportements, les intelligences artificielles pouvaient anticiper toute action future.
A trop effleurer le mal, on devient le mal.
La moitié de la France est dépressive, ça n'aide pas.
Contrairement aux idées reçues, plus on se remémore un souvenir, plus il se modifie et plus on s'éloigne de la vérité.
Le cerveau a horreur du vide, et comble en permanence pour que le souvenir puisse se formuler de façon logique. [...] Contrairement aux idées reçues, plus on se remémore un souvenir, plus il se modifie et plus on s'éloigne de la vérité.
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Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
C'est une image, mais la caverne de Platon, tu te rappelles? On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.