Le cerveau a horreur du vide, et comble en permanence pour que le souvenir puisse se formuler de façon logique. [...] Contrairement aux idées reçues, plus on se remémore un souvenir, plus il se modifie et plus on s'éloigne de la vérité.

À lire aussi de Franck Thilliez

Sans savoir pourquoi, il songea à la floraison des bambous : il existe un moment où, partout à travers le monde et par un phénomène inexplicable, les bambous de la même espèce se mettent à fleurir, tous en même temps, parfois après cinq ou dix ans en dormance. Puis ils meurent. Son cœur fleurissait comme un bambou.
La prétention des hommes à perfectionner la nature, au point de trouver les secrets ultimes du monde, et leur orgueil entrainent obligatoirement une forme de destruction collective. C'est ce que les anciens interprétaient comme la vengeance des dieux.
En définitive, Facebook en savait dix fois plus sur un internaute face à un clavier qu'un graphologue décortiquant une lettre manuscrite.
Il y a une phrase intéressante sur la liberté. L'on ne sait pas ce qu'elle représente, tant qu'on ne l'a pas perdue.
Je voulais pouvoir raconter, par anticipation, toutes les conséquences économiques, sociales, humaines sur la propagation d'un virus. Plus on avance dans le livre et plus la situation se complexifie. Avec dix cas, on commence à fermer les crèches et les écoles, les gens doivent garder leurs enfants chez eux ! Et le problème se pose dans le livre en effet, comme aujourd'hui, avec les enfants du personnel hospitalier. Je parle de l'engorgement des structures. Toutes ces choses sont écrites. Je les ai lues, pour les retranscrire en fiction. On sait exactement que cela va générer ça.
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Dans la même œuvre

Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
C'est une image, mais la caverne de Platon, tu te rappelles? On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.