Ce qui compte désormais, ce n'est pas que tu te contentes d'exister, mais que tu vives. Tu pourras faire ça pour moi à partir de maintenant ? Vivre ?
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Il y a une phrase intéressante sur la liberté. L'on ne sait pas ce qu'elle représente, tant qu'on ne l'a pas perdue.
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À lire aussi de Franck Thilliez
Le R zéro, le taux de reproduction du virus dans mon roman, est proche de celui du Covid-19. Un taux proche de deux. C'est-à-dire qu'une personne infectée en touche deux, puis quatre, puis huit. Voilà pourquoi, lorsqu' Emmanuel Macron, lors de son premier discours, a annoncé que l'épidémie allait se développer, c'est parce que c'est fondé sur des certitudes scientifiques.
Je voulais raconter comment l'invisible, l'inconnu, fait peur. Comment les virus, d'une manière générale, peuvent faire peur. Et la désinformation est tout aussi terrible. J'évoque dans le livre un journaliste qui parle de H5N1 au lieu de H1N1. Il se trompe, ça arrive, mais de cette simple erreur naît une peur panique terrible, associée à une grippe tueuse. Tout devient incontrôlable. Et si je parle d'un journaliste, c'est parce que lorsque j'ai écrit ce livre, en 2015, les réseaux sociaux étaient loin d'être aussi puissants qu'aujourd'hui. Désormais, la question de l'information est un enjeu en lui-même.
Tout semblait s'accélérer : les dérèglements climatiques, la folie humaine, la violence. L'homme et la nature paraissaient avoir atteint un point de rupture : c'était à présent un combat à l'issue duquel, peut-être, un seul finirait par subsister. Mais si la nature pouvait exister sans l'homme, l'inverse était faux.
La lumière est l'une des composantes nécessaires à la vie; sans elle, on s'éteint, on se dissocie. Je me rends compte à quel point la chaleur d'un rayon, d'un sourire, me manque.
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Les psys savent blesser les gens mieux que quiconque, ils sont bien plus efficaces que la torture.
La misère n'empêche jamais à la vie d'abonder.