Le bonheur du voyage, c'est de faire tout pour la première fois.
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La mer enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent.
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Comment garder dans ma main ces noeuds de couleur qui se dénouent indéfiniment, ces caresses inventées par l'autre et que je ne sais reproduire, ces mots que je ne sais pas dire?
Attraper le bonheur, c'est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet. Tu précipites le filet sur lui et il s'abîme, c'est un bonheur gâché.
Vivre ce n'est pas espérer demain, c'est être maintenant.
Les rôles que nous jouons sont de papier. Nous chiffonnons l'un pour défroisser l'autre. Nous sommes des don Quichotte émerveillés, livrant bataille à l'ennui. Nous guerroyons sur toutes les scènes, archers fidèles, mots tirés aux coeurs des spectateurs, mots fléchés que l'on aime. Nos personnages sont immortels mais nous sommes plus fragiles que la soie de leur costume.
Dans la même œuvre
La violence est une absence d'amour.
Un port regarde la mer, forcément. Il attend les étraves, vous accueille à coeurs ouverts, vous protège. C'est un refuge cosmopolite.
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.